On m'a souvent dit qu'écrire aide beaucoup à mettre de l'ordre dans les idées. En plus on m'a conseille des maintes fois de tenir un journal car j'en avais grandement besoin. Je n'ai jamais été d'accord avec ça !
Pourquoi tenir un journal ? Serai-ce une façon de me faire indirectement comprendre que je suis dérangée ? En y pensant, il y a de quoi ! Mais pourquoi écrire ? Je ne veux vraiment pas qu'on me le lise ou encore que je le relise et y découvre que des mièvreries d'adolescente altérée par les hormones de son age. Pitié je ne suis pas encore une pouf du genre a ne pas oser dire ce que je pense et l'écrire sur un bloc miteux, bon pour ne pas insulter celles qui ne jurent que pas ça, ce qu'on appelle souvent par le nom de « journal intime ». C'est humiliant d'en arriver au point de se confier a une feuille de papier, en plus ça ne répond pas, ça ne comprend pas...a la fin ce n'est qu'un objet a qui je raconterai ma vie sans vie justement, donc rien a dire ou a se rappeler.
Mais je me retrouve comme même à écrire car ce que j'ai sur le c½ur en ce moment n'est pas très beau ni heureux. C'est plutôt un cauchemar que je vis chaque jour maintenant depuis un an déjà. Mais je ne commencerai pas a parler en employant la pathétique petite phrase traditionnelle « mon cher journal », je ne suis pas nunuche au ce point la...enfin pas encore. Toute fois ça ne saurait tarder si je passe encore du temps entre ces hideux murs blancs qui me narguent de leur éclat qui ne les quittera jamais. Encore une chose me rappelle que vivre ne signifie plus rien. J'ai l'impression de les entendre ces murs blancs de tout sentiment, de tout souvenir, qui se connectent avec le monde extérieur qu'a travers la petite fenêtre, me dire que jamais plus je ne pourrais vivre ce que je vivais, que jamais plus je ne pourrais sourire innocemment sans penser a mes problèmes... Ah....comment j'aimerai être comme ces oiseaux qui passent des heures devant ma fenêtre qui n'arrêtent de chanter et de s'amuser et pourtant, même ce chant que je qualifierais d'angélique et tellement relaxant.....
Je relis déjà ce que j'ai écris et.....haha...je le savais. Personne ne dirait que je n'ai que 17 ans ....j'écris comme une vieille. Mais encore, je n'ai jamais su me situer par rapport a mon age ....Je suis en classe et je me sens tellement enfantine comparée aux autres, qui même si ne me le disent pas directement je sais qu'elles pensent que j'ai un cerveau d'une petite enfant.... Puis d'autres fois, quand il y a des problèmes a la maison, je me sens tellement vieille....C'est comme si j'avais perdu ma jeunesse sans avoir commis les conneries de mon age qui nous rendent plus matures.....
Ce n'est pas facile de vivre chaque jour avec ce problème dont je suis accusée d'en être souvent la cause. Puis je me regarde autour, à la recherche d'un regard compréhensif et sans arrière pensées, mais je percute le vide. Personne autour de moi ne peut comprendre. J'essaye pourtant de me faire comprendre, mais il y a toujours ce mur épais quand j'essaye de leur parler. Eux qui doivent donner l'exemple de vie, qui doivent m'apprendre que dois-je faire dans des cas pareils...Mais je tombe toujours sur une sourde oreille qui a peine ai-je ouvert la bouche on me dit de me débrouiller toute seule. A mon age je doit être capable de m'assumer ....Hmhmhmhm....Mais comment suis-je sensée savoir me débrouiller toute seule quand ils m'ont tellement couvée qu'au moindre problème je cours leur demander de l'aide ou encore leur avis ?
Je réfléchis souvent dans mon coin mais sans jamais pouvoir récupérer ce sourire innée et sincère que j'avais, cet envie de vivre la vie comme elle vient et de la changer a ma façon si elle ne me plait pas. Je pense à ces caractéristiques que j'avais et je transpose sur la personne que je suis maintenant....mais ça ne correspond en aucun point car désormais je suis vide....vide de tout vie, de tout battement de c½ur.
Finalement cette maladie aura eu le dessus. Je suis fatiguée de me battre. Je veux dormir....
A cet instant, tout s'arrêta. Comme sa respiration, comme son c½ur et comme le monde qui entendait le bruit sonore continu qui marquait la mort clinique de l'individu couchée entre ces draps blancs qui contrastaient tellement avec son destin. Mais c'en était mieux pour elle....ça n'aurait pas été juste qu'elle souffre plus de ce qu'elle avait déjà souffert. Pour son entourage aussi, ils vont toujours se rappeler d'elle tel un ange ayant pris les apparences d'une jeune fille aussi spéciale avec ces grands yeux verts encore ouverts avec le regard tourne vers le ciel avec ce sourire de bonheur absolu accroche au lèvres, Ce jour la aucun oiseau ne chanta se contentant de regarder vers la chambre 23/6 du département psychiatrique de l'hôpital de la ville, ou cette jeune âme venait de s'éteindre.
Fin